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Fédérateur

Voilà un mot directement inventé par le monde de l’entreprise et de la communication, qui est passé dans le langage courant des réalisateurs de films d’entreprise ou « corporate » puisqu’il faut bien se mettre aussi à l’anglais et que par conséquent, nous avons intégré à notre vocabulaire musical.

Quand je faisais de l’illustration sonore dans les années 90, les monteurs et réalisateurs de films d’entreprise, me demandaient souvent des musiques classiques majestueuses et émouvantes, puissantes et positives pour magnifier l’entreprise et l’esprit de groupe ou d’équipe. J’apportais alors de la musique classique, ou bien des oeuvres dites « néoclassiques » une sorte de mélange entre le Canon de Pachelbel et les Feux d’Artifice Royaux de Haendel. Mais ces musiques étaient enregistrées pour un instrument qui faisait alors fureur en illustration sonore : le synthétiseur, une merveille de l’ouïe et des sens. J’apportais également des oeuvres de Philip Glass, l’un des maître de la musique répétitive américaine, peu connu en France encore à cette époque, voire méprisé par les instances musicales officielles.

Mais, le temps passant, les règles du droit d’auteur étant mieux appliquées, les générations se renouvelant, la musique classique fut peu à peu délaissée et je dus ranger mes disques de Philip Glass sur mes rayonnages.

Simultanément, les compositeurs avaient peu à peu intégré ces références dans leurs compositions, et naquit alors un nouveau genre, mélange de musique « glassienne », -écrite pour des orchestres le plus souvent à cordes, ou pour un mélange subtile de cordes et de synthétiseurs et construite à partir d’arpèges circulaires ou cycliques- avec des accords simples et classiques.

Un nouveau genre musical était né. La musique fédératrice.

Françoise Marchesseau

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